PRÉAMBULE DE CE FORUM




A Rome, le forum c'était la place où le peuple s'assemblait pour traiter des affaires publiques.






Pour qui est seulement de passage; pour qui veut laisser un petit signe, une trace, une phrase ou un texte; pour qui opère pour un parti ou une association; pour qui désire que l'on rédige l'un ou l'autre message à l'une ou l'autre occasion; pour communiquer, pour polémiquer, pour argumenter : BIENVENUE.

Président de l'Académie des Écrivains publics de Wallonie : Antoine Santinon


ECRIRE : UN ACTE SOCIAL



Le français est un vecteur important, pas seulement en Communauté française Wallonie-Bruxelles, car son rayonnement est international.

Dans toute société humaine, les relations que chacun entretient avec les autres sont codifiées, c'est-à-dire que la manière de se comporter d'une personne donnée face à une autre personne (appelée son interlocuteur) dépend des règles de politesse et de savoir-vivre qui ne sont pas écrites mais sont en usage et qu'il faut connaître pour jouer son rôle dans la société.

Propos sur le style : voir à l'adresse web suivante :

http://www.fabula.org/atelier.php?Style

Du style comme pratique: un article de

Laurent Jenny


D'origine rhétorique – le style désigne métonymiquement la manière d'écrire par son instrument (stilus) – la notion de style connaît en français une très grande extension. Elle dénomme alors une manière de faire, qui engage en dernière analyse une question de forme de vie. On peut rappeler la définition de Meyer Schapiro : «Par ‘style’, on entend la forme constante – et parfois les éléments, les qualités et l'expression constants – dans l'art d'un individu ou d'un groupe d'individus. Le terme s'applique aussi à l'activité globale d'un individu ou d'une société, comme quand on parle d'un ‘style de vie’ ou du ‘style d'une civilisation’.» En ce sens, le style n'implique pas à proprement parler de choix ou d’intention – probablement illusoires si on le conçoit comme un arbitrage totalement conscient du sujet – mais suppose, en aval, la confrontation par l'interprète (qui peut le cas échéant se trouver confondu avec le sujet de l'action) de différents possibles ?.

Le style, comme manière, est identifié par un objet lui-même défini par des coordonnées spatio-temporelles d'extension variable. Il est capital de noter que de ce point de vue, contrairement à l'histoire de l'art, les études littéraires ont très largement privilégié pour cette notion l'extension la plus restreinte : même si quelques travaux s'efforcent de prendre pour objet un style plus largement défini (temporel, générationnel), le style littéraire reste par excellence un style d'auteur.

Pour comprendre les enjeux d'une restriction de champ aussi considérable, une réflexion sur les usages de la notion dans le champ littéraire s’impose, sans interdire cependant la confrontation avec le champ artistique dans son ensemble.

Pratiques du style: attribution, pastiche.

Le style, condition de possibilité de l'interprétation.

Le style comme indice: le postulat de l'unité.

Une idéologie du texte.

Le style, quelques références.

Pratique de la stylistique, compte-rendu d'un récent ouvrage de méthodologie.

Christelle Reggiani

POURQUOI UN PRÉAMBULE ?


Parce qu'il est nécessaire d'expliquer clairement le positionnement de l'Académie des écrivains publics de Wallonie (AEPW). Nous voulons être là pour fournir de la résilience dans le respect de l'identité de chacun (e). A l'instar de la "Commission des écrivains publics de l'AWE" dont elle issue, l'AEPW veut rester une association de bénévoles (sans salaire donc) qui pratiquent dans un esprit chevaleresque.

POURQUOI ÉCRIRE ?


Parce que c'est une manière aimable de dire à ceux qu'on aime que l'on pense à eux, de leur dire ce que l'on est, de les informer, de les remercier ou de les féliciter, de leur souhaiter une fête ou un anniversaire, en un mot de leur prouver qu'ils sont dans nos pensées et dans notre coeur.

C'est aussi un moyen de les aider à supporter un chagrin, une maladie, de leur annoncer un événement ou de leut demander un service.

Comme autrefois, prenons le temps de savourer la vie, d'écrire ou de faire écrire de longues missives, de se donner la peine d'avoir un "style". Adaptons le ton de la missive à l'âge ou à la personnalité du correspondant. Ne nous contentons pas de reconter brièvement les choses essentielles sans nous complaire dans les détails.

Il s'agit donc d'évacuer tout style télégraphique auquel la plupart des gens se complaisent à notre époque, à tel point que pour eux le lettre est devenue une sorte de hantise.

Conclusion


Nous devons compenser cette perte d'habitude de s'exprimer et faire en sorte qu'une lettre devienne un plaisir.



Autres considérations



La profession d'écrivain public évolue. Les écrivains publics interviennent pour rédiger des écrits administratifs ou personnels, remplir des imprimés, lire des courriers, informer.

Les demandes qui leur sont faites sont donc diverses, le domaine administratif étant toutefois le plus représenté.

Ils assurent aussi un rôle d'intermédiaire, permettant à ceux qui viennent les voir d'établir un contact et de maintenir un lien, avec des interlocuteurs variés, au-delà de leurs difficultés en lecture et en écriture.

Contrairement aux idées reçues, l'écrivain public n'est pas uniquement sollicité par des personnes ne sachant ni lire, ni écrire. Son travail peut également l'amener à rédiger des mémoires, que ce soit pour un particulier qui souhaite faire le récit de son existence, ou pour une entreprise qui veut garder trace de son passé. Ouvrages, rapports, monographies, travaux littéraires (réécriture, préparation de manuscrits), tout type de rédaction peut lui être confié.

Le sens du contact est primordial. Même s'il n'est pas soumis au secret professionnel, l'écrivain public respecte si nécessaire la confidentialité des propos tenus. Chacun exerce en fonction de sa personnalité et de son sens de la citoyenneté.

Voir le dossier

"Bibliothèques et création"

.



Concerne : les bibliothèques, les écrivains et leurs publics

http://bbf.enssib.fr/bbf/html/2002_47_6/2002-6-p29-grognet.xml.asp

L'ARGUMENTATION (vu dans le LAROUSSE).

Un texte "argumentatif" vise à défendre une "thèse", c'est-à-dire une affirmation qu'il ne se contente pas d'énoncer, mais qu'il s'efforce de démontrer à l'aide d'"arguments" : l'argument est l'idée ou le raisonnement que l'on fournit à l'appui de ce que l'on dit, pour en convaincre le lecteur.

Pour être facilement compréhensible, l'argument doit être "illustré", accompagné d'un exercice concret.

Un ensemble organisé d'arguments forme une argumentation. Pour être convaincante, l'argumentation doit être cohérente : les arguments ne présenteront pas de contradiction entre eux, et ils seront classés (par ordre d'importance, par thèmes, etc) selon une progression, un raisonnement.

ILLUSTRER LES ARGUMENTS.

C'est un développement qui ne remplace pas l'idée, la constatation ou l'argument, mais les accompagne pour les conforter, les illustrer, aider à las comprendre en en donnant une application concrète. Il ne sert pas non plus de preuve car on peut souvent trouver un contre-exemple, mais il permet de montrer que l'argument avancé trouve ses racines dans la réalité.

Le Bûcheron et Mercure

Votre goût a servi de règle à mon ouvrage :
J'ai tenté les moyens d'acquérir son suffrage.
Vous voulez qu'on évite un soin trop curieux,
Et des vains ornements l'effort ambitieux ;
Je le veux comme vous : cet effort ne peut plaire.
Un auteur gâte tout quand il veut trop bien faire
. Non qu'il faille bannir certains traits délicats :
Vous les aimez, ces traits; et je ne les hais pas.
Quant au principal but qu'Esope se propose,
J'y tombe au moins mal que je puis .
Enfin, si dans ces vers je ne plais et n'instruis,
Il ne tient pas à moi; c'est toujours quelque chose.
Comme la force est un point
Dont je ne me pique point,
Je tâche d'y tourner le vice en ridicule,
Ne pouvant l'attaquer avec des bras d'Hercule.
C'est là tout mon talent; je ne sais s'il suffit.
Tantôt je peins en un récit
La sotte vanité jointe avecque l'envie,
Deux pivots sur qui roule aujourd'hui notre vie;
Tel est ce chétif animal
Qui voulut en grosseur au boeuf se rendre égal.
J'oppose quelquefois, par une double image,
Le vice à la vertu, la sottise au bon sens,
Les agneaux aux loups ravissants;
La mouche à la fourmi; faisant de cet ouvrage
Une ample comédie à cent actes divers,
Et dont la scène est l'univers.
Hommes, dieux, animaux, tout y fait quelque rôle,
Jupiter comme un autre. Introduisons celui
Qui porte de sa part aux belles la parole :
Ce n'est pas de cela qu'il s'agit aujourd'hui .

Un bûcheron perdit son gagne-pain,
C'est sa cognée; et la cherchant en vain,
Ce fut pitié là dessus de l'entendre .
Il n'avait pas des outils à revendre.
Sur celui-ci roulait tout son avoir.
Ne sachant donc où mettre son espoir,
Sa face était de pleurs toute baignée :
«O ma cognée ! ô ma pauvre cognée !
S'écriait-il : Jupiter, rends-la-moi;
Je tiendrai l'être encore un coup de toi.»
Sa plainte fut de l'Olympe entendue.
Mercure vient. « Elle n'est pas perdue,
Lui dit ce dieu; la connaîtras-tu bien ?
Je crois l'avoir près d'ici rencontrée.»
Lors une d'or à l'homme étant montrée,
Il répondit : «Je n'y demande rien.»
Une d'argent succède à la première,
Il la refuse. Enfin une de bois :
«Voilà, dit-il, la mienne cette fois;
Je suis content si j'ai cette dernière.
- Tu les auras, dit le dieu, toutes trois :
Ta bonne foi sera récompensée.
-En ce cas-là je les prendrai», dit-il.
L'histoire en est aussitôt dispersée;
Et boquillons de perdre leur outil,
Et de crier pour se le faire rendre.
Le roi des dieux ne sait auquel entendre.
Son fils Mercure aux criards vient encor;
A chacun d'eux il en montre une d'or .
Chacun eût cru passer pour une bête
De ne pas dire aussitôt :"La voilà !"
Mercure, au lieu de donner celle-là,
Leur en décharge un grand coup sur la tête.
Ne point mentir, être content du sien,
C'est le plus sûr : cependant on s'occupe
A dire faux pour attraper du bien .
Que sert cela ? Jupiter n'est pas dupe .

Ce que ferait un sage ; il ferait sagement. Locution archaïque.
De son débris: Action de se casser...
Il n'en reviendrait morceau: Pas le moindre morceau.
Qui vous tienne: qui vous retienne.
Entre deux: Entre vous deux.
A trois pieds: Comme les marmites qui avaient trois pieds.
Hoquet: Choc, cahot.

L’ALLEGORIE DU PATRIARCHE


Il était une fois, il y a très longtemps, un patriarche qui possédait des terres fertiles. Un jour, il rassemble tous les membres de sa grande famille et leur tint le langage suivant :

« Mais enfants, pour que nos terres donnent du blé en abondance, il est nécessaire de les cultiver.

Voici que j’ai besoin de vos bras pour cela. Il me faut des laboureurs, des semeurs, des faucheurs, des glaneurs, des batteurs, des meuniers etc…Partagez-vous le travail. Un tel sèmera le blé, tel autre fera le pain,, je vous récompenserai en fonction de votre travail et nous profiterons tous du rendement de nos terres. »

Ainsi fut fait, et la famille vécut en harmonie, chacun mangeant à sa faim du fruit de son travail.

Jusqu’au jour où la mécanisation ayant beaucoup progressé, le patriarche fit l’acquisition d’une laboureuse-semeuse, d’une moisonneuse-batteuse et d’autres machines encore.

La famille vint le trouver :

- « Nous n’avons plus à labourer, ni à semer, ni à moissonner. Donne-nous du travail afin que nous puissions, comme avant, gagner le pain que nous mangeons.

- « A quoi pouvez-vous encore m’être utiles ? » répondit le patriarche. « mes machines labourent et moissonnent, mieux et plus vite que vous le fîtes jamais, elles ne tombent pas malades, et je ne les ai pas encore vues de mauvaise humeur. Nos terres rendent 50 % de blé en plus que lorsque vous y travailliez »

- « Donne-nous du travail sinon nous ne pouvons pas nourrir nos enfants et mourrons tous puisque c’est notre travail qui nous donne de quoi vivre. »

Le patriarche était un sage comme on aimerait encore en trouver de nos jours. Il leur tint ce discours :

- « Il fut un temps où j’avais besoin de vos bras pour que nos terres donnent du blé, que nos moulins broient le grain, et que la farine se transforme en pain. A cette époque, je vous avais dit : « Je vous récompenserai en fonction de votre travail » et c’était bien ainsi.

Aujourd’hui, nos terres donnent la moitié plus sans que vous n’ayez à travailler. Croyez-vous que je sois assez fou pour encore vous faire partager nos richesses au prorata d’un labeur que vous n’avez plus à fournir ?

Pourrais-je manger tout le pain tout seul ? Condamnerai-je mes enfants à mort ? Devons-nous en revenir à l’ancien système où vous vous tuiez au travail pour un pain moins abondant qu’aujourd’hui ? Vais-je détruire mes machines pour que vous les remplaciez ?


Je déclare plutôt ceci : l’ancienne équation Travail=Pain » est tombée en désuétude. Nous partageons simplement notre richesse qui ne nous coûte pas d’effort. Ainsi, mes enfants, vous vivrez sans contrainte. Et toi qui labourais et qui aime tant la peinture, tu pourras t’abandonner à ton art et à tes tableaux qui égaieront nos maisons, ; et toi, qui moissonnais mais qui travaille si bien le bois, tu nous fabriqueras des meubles pour ton plaisir et le nôtre. »

Jean-Claude Hubaut



(extrait de la « Condition divine » Chap. 2 )



Maîtres écrivains et écrivains publics à Paris aux 16 e -18 e siècles :

Dans la France partiellement alphabétisée des 16 e -18 e siècles.
Coexistence.

http://www.ehess.fr/editions/revues/annales/Sommaires/ahss56_4-5_metayer.html

Christine Métayer





Normes graphiques et pratiques de l'écriture. Maîtres écrivains et écrivains publics à Paris aux 16e-18e siècles

Dans la France partiellement alphabétisée des 16e-18e siècles, la coexistence des maîtres écrivains jurés et des écrivains publics reflète les tensions vécues par une société toujours plus soumise à l'écrit conquérant, connaissant de ce fait un besoin accru et diversifié de l'écrit, lors même que l'aptitude à écrire demeurait largement déficiente, aussi limitée qu'anarchique, particulièrement dans les franges inférieures de la population. La corporation des maîtres écrivains, experts en calligraphie, vit le jour en 1570 et jouit dès lors du double monopole des écoles publiques d'écriture et des expertises judicaires en matière manuscrite. Les maîtres oeuvraient à normaliser, consacrer et promulguer les graphies, entretenant à cette fin une certaine religiosité du corps écrit. Étrangers à l'art et à la dignité des maîtres, les écrivains publics évoluaient librement dans la rue, où ils offraient leurs services aux personnes qui ne savaient pas ou trop peu écrire, mais qui, en diverses circonstances, avaient recours à un texte écrit. Leurs champs de compétences s'inscrivaient dans deux espaces irréductibles de la lettre -- le savoir peindre avec art et beauté, et le savoir dire par écrit -- où, dans une lutte silencieuse, se livrèrent concurrence la lettre calligraphique et la graphie du commun, la norme souhaitée et l'usage déviant, le talent d'une minorité et la capacité d'expression élémentaire du plus grand nombre.


Histoire, Sciences sociales (Annales) - Comité de Direction



EHESS, 54 bd Raspail, 75006 PARIS
Tél. : 01 49 54 23 77 Fax : 01 49 54 26 88


annales@ehess.fr


Ecrivains publics

Pas seul devant la page blanche.



Une demande d’emploi, une plainte à un propriétaire. Une demande de délais de payement auprès d’un créancier. Un questionnaire d’enquête socio-économique à remplir. Autant de situations extrêmement pratiques et concrètes qui nécessitent d’écrire. Et comment faire face à ces situations quand on ne sait pas écrire?

On estime que 250 000 personnes en Communauté française éprouvent des difficultés à lire et écrire un texte simple en rapport avec sa vie quotidienne. S’exprimer couramment par écrit, ce n’est pas à la portée de tout le monde.

Bien sûr, des cours sont organisés pour acquérir ces connaissances de base. Mais si la lettre est urgente, on peut aussi trouver de l’aide auprès d’un écrivain public.

Ecouter pour Ecrire.

Joëlle exerce le métier d’écrivain public depuis près de quinze ans, à Charleroi dans le Hainaut. Pour elle, ce métier ressemble un peu à celui d’une assistante sociale dont le temps ne serait pas compté. " La plupart du temps, dit-elle, les personnes viennent me trouver pour des problèmes pour lesquels ils ont besoin d’un écrit. Le plus dur, c’est de comprendre exactement quel est ce problème "

Car le premier travail d’un écrivain public, c’est d’écouter. Ecouter pour démêler l’essentiel de l’accessoire. Ecouter pour identifier le problème, avant d’élaborerensemble la solution à ce problème. Ecouter aussi pour structurer, pour formuler la pensée de celui pour qui on va écrire.

Mais le travail d’un écrivain public ne s’arrête pas là. Il comporte aussi tout un travail de guidance. Il faut en effet conseiller la personne au mieux. Enfin, le travail d’un écrivain public est aussi de réorienter les personnes vers des services qui peuvent continuer à les aider après la lettre.

Un suivi après l’écrit.

Car souvent, pour sortir du problème, une lettre ne suffit pas. Ainsi, la plupart du temps, les écrits demandés concernent des problèmes liés à l’argent. Le plus souvent, il s’agit d’écrire une lettre à un créancier pour demander de payer la somme due en plusieurs fois. Et souvent, les personnes viennent trouver l’écrivain public quand les problèmes sont déjà importants. Il faut donc prendre des contacts pour assurer le suivi de la lettre.

De plus en plus, l’écrivain public n’est pas seul face à son client. Des administrations communales, des avocats envoient chez l’écrivain public des personnes qui ont besoin d’un écrit pour défendre leurs intérêts et qui ne peuvent pas réaliser seules cet écrit.

Un métier qui a de l’avenir.

Le métier d’écrivain public est un métier qui a de l’avenir. De plus en plus de personnes sont susceptibles d’avoir besoin un jour des services d’un écrivain public. Même si elles ne sont pas analphabètes. Les formulaires administratifs sont de plus en plus complexes. Et s’ils ne sont pas remplis correctement, cela peut causer un tort considérable. De plus, on n’apprend nulle part à se débrouiller avec les paperasses. Ni à l’école, ni dans la famille. Cela explique que les jeunes sont le plus souvent très démunis face à tous ces formulaires.

Mais écrire, ce n’est pas seulement remplir des documents officiels. " Personne, dit Joëlle, n’est jamais venu me demander de lui écrire une lettre d’amour. Mais un de mes plus beaux souvenirs est d’avoir aidé un Algérien qui avait fui son pays pendant la guerre d’indépendance, à retrouver sa famille restée au pays après plus de trente ans sans aucun contact."

Lydia Magnoni




En savoir plus :

Service d’écrivains publics.



1B avenue Général Michel



6000 Charleroi



071/33 30 88



ecrivains.publics@wanadoo.be



http://www.journalessentiel.be/actualite/126/soc_ecrivain.html



http://www.lire-et-ecrire.be/contact/





En cas de difficulté(s) telle(s) que celles que peut parfois nous réserver la vie , nous vous recommandons, entre autres, la Maison de l'économie sociale de Charleroi.

maisoneconosoc@charleroi.be. Téléphone : 0800 96 252




Promotion des Lettres belges de langue française, voir à l'adresse web suivante :

http://www.cfwb.be/portail/default.asp?catid=126


Et aussi : http://www.cfwb.be/sgll/present/pg001.htm


De plus, il y a : http://agence.francophonie.org/5continents/


Et encore : http://www.planet4u.com/book/cgi-bin/fr/srchf.cgi?subject=012


Pour faire bonne mesure : ECRIVAINS,INTELLECTUELS ET ARTISTES BELGES.
http://www.lamediatheque.be/CENTAUTEURS/html/100_le_surr_alisme.html
http://ibelgique.ifrance.com/mtorrekens/liens.htm
http://portaildulivre.com/webauteur.htm


Centre d'études sur la littérature belge de langue française.


Répertoire des écrivains belges de langue française : http://www.lingue.unibo.it/centrobelga/index.htm



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Livre d'or créé le 4/5/2003 11:14 Administré par
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- De le 30/11/2005.  

 Salut à tous. Ceci fait office de message d'ouverture et de bienvenue. Amitiés, Marc.

- De Santinon le 4/5/2003. Pays: Belgique   Région: Charleroi
  http://www.capitainerie.be.tf

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Avez-vous déjà réalisé que la seule période la vie qui aspire à vieillir est l'enfance ?
Si tu as moins de 10 ans, tu es tellement excité à l'idée de vieillir que tu penses en fractions.
« Quel âge as-tu ? »
« J'ai six ans et demi »
Pourtant, tu n'auras jamais trente-six ans et demi !
Tu as 6 ans et demi, presque 7 ! C'est le bonheur !

Tu deviens par la suite adolescent, tu pourras difficilement te retenir !
Tu sautes d'une année à l'autre, presque des années.
« Quel âge as-tu ?» » « Je vais avoir 16 ans» »
Tu as peut-être 13 ans mais tu vas avoir 16 ans !

Et le plus beau jour de la vie, tu deviens majeur, 18 ans.
Youpi ! Le mot même a l'air d'une cérémonie !
Tu as ensuite 20 ans. quand on aime on a toujours 20 ans !
Puis, tu passes le cap des 30 ans !

Et puis, tu as 33 ans, l'âge du Christ. Que s'est-il passé ?
Il est MORT à cet âge- là ! On y repense à deux fois !
Y a quelque chose qui cloche là. Tu t'en vas sur 40.
Woe ! Applique les freins, la vie te glisse entre les doigts !
Avant de t'en rendre compte, tu arrives à 50, un demi-siècle...et tes rêves s'envolent.

Mais attends ! ...
Tu te rends à 60 ans. Tu ne pensais pas te rendre là !
La retraite qui arrive.
Et, tout doucement, tu arrives à 70 ans !
Par la suite, la vie se vit au jour le jour, tu comptes les saisons, tu te mêles dans les jours de semaine !

Puis à 80 ans, chaque jour devient un cycle complet !
Tu te rends au dîner, t'arrives à 16h30 et t'as hâte d'aller te coucher !
Et ça ne s'arrête pas là ! Quand tu arrives à l'âge de 90 ans, tu commences à régresser !
« Il n'avait pas encore 92 ans ! » entend-on au salon funéraire.

Et une chose étrange arrive. Si tu te rends à 100 ans, tu redeviens enfant !
« J'ai 101 ans et demi ! »

Et nous vous souhaitons à tous d'atteindre ce fameux "101 ans et demi" en très bonne santé !...